S’emparer de l’espace public comme objet de recherche et matière à projet

L’atelier de projet « Mais qu’est-ce donc qu’un espace public ? », entre immersion sur le terrain et séances de travail à l’école, explore l’espace public aux différentes échelles selon la méthode du transect métropolitain appliqué au territoire nantais.

2 années, 2 transects

Chaque fois, le territoire d’investigation se matérialise par une grande table ronde-totem où prend place le « transect-donut » et où sont mises en débat les projets élaborés par les étudiant.e.s, avec les habitants et des experts de la fabrique de la ville.

« Comment avez-vous pris conscience, pour la première fois, de l’espace public ? »

Incipit du studio, cette interrogation guide les réflexions du semestre et en introduit de nombreuses autres : Mais qu’est-ce donc qu’un espace public? Quels en sont les acteur.rice.s, les usages, les représentations, les ambiances, les appropriations ? Finalement, comment prendre place dans l’espace public, selon qu’on le pratique et/ou qu’on le fabrique ?

Tout le semestre, nous avons arpenté ce transect-circulaire, en quête d’espaces publics. Nous avons rencontré les gens et les lieux et identifié des enjeux de projet liés à l’espace public, à travers des lieux précis (ou situations) et un jeu de cartes thématiques

Un travail en équipes pour apprendre à traverser les différentes échelles

Le semestre se divise en cinq séquences de trois semaines, durant lesquelles les échelles de groupes et des espaces étudiés se croisent. Le studio devient alors un espace public où des lieux et de ceux qui y vivent pour faire émerger des situations de projet pour réinventer les espaces publics nantais.

Les 6 cartographies thématiques

Par cinq ou six, les étudiant.e.s portent un regard thématique sur l’espace public à l’échelle du transect :
– l’espace public au prisme de la mobilité et des passages,
– l’espace public au prisme du palimpseste et des tissus habités,
– l’espace public au prisme des paysages vivants et des grandes entités,
– l’espace public au prisme des rythmes et temporalités,
– l’espace public au prisme de la ville productive et nourricière
– l’espace public au prisme de l’hospitalité et du bien commun.
Ils sont ainsi des experts référents, et ce à grande échelle.

Les 12 situations de projet

Binôme et trinôme se voient attribuer un des douze secteurs du transect. Ils deviennent ensuite des enquêteurs d’une situation désignée par un tirage de dés au sein du secteur. Point d’impact à épuiser pour en dégager un programme par la suite mis au concours.

Les 6 projets architecturaux du concours coopératif

Par groupe de cinq ou six, les étudiant.e.s se réapproprient les éléments d’un des trois programmes sélectionnés. Ce concours participatif leur permet de mettre en dialogue leurs propositions. Les étudiant.e.s deviennent pour un temps architectes-urbanistes.


Les temps forts du studio

La petite et la grande table rondes

13 octobre. Le studio se transforme en un heureux café. Expert.e.s de la fabrique de la ville et habitant.e.s sont conviés à nous rejoindre autour de la table ronde. Temps d’échanges et de mise à l’épreuve des hypothèses programmatiques projetées par les étudiant.e.s. L’enjeu est d’arriver à ajuster son discours au public auquel nous nous adressons et à collectionner autant de fragments de vie et de retours critiques essentiels à l’élaboration du projet.

Discussion avec les experts lors de la petite table ronde
Échange entre les habitant.e.s, les expert.e.s et les étudiant.e.s autour de la grande table ronde.

Le voyage à Berlin

Cartographie du parcours berlinois, 30 km de l’Ouest à l’Est.

15 octobre au 17 octobre. La traversée des territoires se poursuit à Berlin. Le parcours est une ligne droite, du Sud au Nord ou de l’Ouest à l’Est. Par la marche durant plusieurs jours cent kilomètres d’espaces publics s’offrent à notre regard. Qu’ils soient intérieurs ou extérieurs, en périphérie ou en centre-ville, ils sont marqués par une histoire, un patrimoine et une proximité avec la végétation. Croquer, photographier, s’inspirer sont autant d’objectifs pour réintroduire des références berlinoises dans nos projets.

Floating University.
Façade le long de la rue Britzer Damm.
Britzer Garten.
Université technique de Berlin

Les 12 lieux programmés à projeter

21 novembre. Rendu sans oral, les seuls messagers du travail effectué sont les planches. Titres, sous-titres, texte manifeste et représentations graphiques doivent être clairs et impactants pour que chacun puisse se saisir des idées principales. Les étudiant.e.s endossent la posture de jurés, un statut responsabilisant et offrant un recul sur sa propre production.

Le concours coopératif et son jury

12 décembre. Dernier chapitre du concours, le rendu est cette fois oral et débouche sur un réel échange entre étudiant.e.s qui sont une fois de plus jury. Pour la première fois, on prend conscience de la complexité d’animer des échanges, de verbaliser un retour critique constructif et d’évaluer. Cette rencontre est aussi un moyen pour certains groupes de mettre en scène leur projet par une présentation dynamique.


L’intensif : Workshop avec les Beaux-Arts

La fin du semestre est occupé par deux semaines d’intensif. Pendant ces deux semaines nous ne travaillons que sur le projet, du lundi au vendredi. Du vendredi 17 janvier au jeudi 22 nous avons travaillé en collaboration avec des élèves des Beaux-Arts et l’association du Blockhaus DY10 pour créer une exposition sur le thème de l’espace public dans la galerie K-HAUS.