L’enfance en chantier

COOMANS Gayane – GATINEAU Joséphine – LEBASTARD Cyrielle – PACCALLET Tom – WEIS Solenn


La friche EDF comme cas d’école d’une programmation ouverte

À la Perverie, entre l’école et les pavillons, la friche EDF constitue le nœud du quartier. Rien ne s’y passe, c’est une frontière entre habitants, élèves, sols et paysages. Tous sont pourtant à proximité du Cens, caché derrière les arbres, inaccessible et dont personne ne semble se soucier. Il s’enfuit à l’abri des regards Les enfants sont les acteurs privilégiés du quartier, nous menant à questionner leur manière de faire l’espace public, derrière les murs de l’école ou de la faculté.


Démarche

Il est temps d’ouvrir la friche et de reconnecter les chemins. De l’école aux foyers, de la rue au cours d’eau, les flux traversent et activent cet espace endormi.

Après une remise à niveau technique nécessaire, allons chercher les acteurs de différents horizons qui feront rayonner le lieu à l’échelle de la métropole. Éducation, parentalité, culture, art, médico-social, santé mentale, etc. Tout est pensé par le prisme de l’enfance, au-delà du cercle académique de l’école : associations, services de la ville, occupants du quartier… L’objectif étant de placer l’ensemble de ces acteurs au service de la commande, de réunir savoirs et sachants. L’ensemble de ces acteurs au service de la commande, de réunir savoirs et sachant.

Allons chercher les acteurs…


Démarche

L’ouverture est marquée par une fête. C’est le lancement d’une programmation ouverte de cinq ans pour la friche qui part alors en récréation. Arrive l’heure des discussions, faisant naître des problématiques et des besoins divers. Le projet commun amorce le lien entre espaces et usages. On fait école. On fait école différemment, en convoquant un rapport différent à l’enfance. Plus libre, plus créatif. S’affranchir des restrictions, arpenter la forêt interdite, escalader les murs, descendre dans la vallée du Cens. L’espace public devient le terrain d’exploration de la spatialité, de la corporalité, de la nature et de l’autre.

On expérimente par l’usage dans l’idée de cartographier des besoins. De grands plateaux libres ainsi que l’esplanade extérieure sont mis à disposition des différentes associations. L’école du dehors se construit au travers des champs d’actions rassemblées sur le site. L’espace est pensé à hauteur d’enfant mais promet un accueil intergénérationnel, ouvert à tous.

Cette expérimentation fait place à des temps forts autour de lieux clés : «la forêt interdite», «le plateau» et «le phare». Les différents événements dessinent le projet de par les transformations apportées sur le site. Ils dégagent ainsi des possibilités pérennes.

Évènement #1

Évènement #2

Évènement #3


Démarche

Après cinq ans, des occupations permanentes s’enracinent. Dans la forêt interdite, on rattrape le Cens au moyen d’un parcours d’aventure. Sur le toit, s’implante un cinéma en plein air ainsi qu’une terrasse café. Le plateau étant la pièce manquante du lien social au sein du quartier, son aménagement convoque l’espace public à travers différentes thématiques autour de la métaphore de la croissance. Cette croissance se matérialise dans l’espace par des structures évolutives et adaptées à tous. Au sein du bâti, les cœurs d’usages se fixent : bibliothèque, espaces de travail, plateaux associatifs, ludothèque… Le sujet de la jeunesse, la crise du logement et la proximité des facultés nous amènent à réserver des étages pour inclure des logements étudiants.

Ainsi, la friche se transforme, l’enfant grandit et la nature se développe.

PRÉSENTATION VIDÉO


Le site de L’enfance en chantier présenté en vidéo

– rendu concours du 18/12/2025 –


Les autres propositions pour la friche EDF